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En voyage

Coloriage : le petit pont

Le petit pont : un coloriage à imprimer gratuitement, dès 2 ans. Une grande arche vide, quatre silhouettes rondes sur le tablier, et une corne rayée au sommet.

Âge conseillé
Dès 2 ans · 10 à 15 minutes
Thème
En voyage
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A4 en hauteur · sans filigrane · sans inscription

Une arche et quatre silhouettes

Le pont occupe toute la largeur de la feuille. Son arche est immense — de loin la plus grande zone de la planche, une voûte arrondie qui monte presque jusqu’au milieu de la page. Deux piles épaisses la tiennent, une à droite, une à gauche. Sur le tablier se tiennent quatre silhouettes très simples : une tête ronde posée sur un corps arrondi, sans bras ni visage. Les deux grandes sont aux extrémités, les deux petites au milieu. Et au sommet, plantée au centre, une corne rayée de licorne, plus haute que les petits personnages.

Un pont, ça sert à passer

Un pont, c’est le chemin qui continue quand le sol s’arrête. Une rivière, une route, un ravin : on passe au-dessus au lieu de faire le tour. Les enfants de 2 ans le comprennent avec leurs mains bien avant les mots — ils bâtissent des ponts avec deux cubes et une planchette, et ils font passer les voitures dessous. Ici, ce qui se trouve sous l’arche n’est pas dessiné : rien, du blanc. C’est à l’enfant de décider s’il y fait couler une rivière, s’il y pose une route, ou s’il laisse le vide.

Une seule grande forme à suivre

Toute la planche tient dans un geste : une courbe qui monte, passe au sommet et redescend. C’est très exactement le mouvement que la main apprend vers 2 ans, avant les ronds fermés et bien avant les traits droits. L’épaisseur du trait ne varie jamais et les contours sont largement espacés : impossible de refermer une zone par mégarde en appuyant trop fort. Les quatre silhouettes, elles, sont assez petites pour être gardées en dernier, quand la patience baisse — et la page reste réussie même si elles restent blanches.

Ce qu’on met sous le pont

C’est la planche à sortir avec des crayons aquarellables. Le dessous de l’arche est un grand blanc franc : un lavis bleu passé à l’éponge, du bas jusqu’à la voûte, donne une rivière en dix secondes, et le trait du pont ne bavera pas. Comptez un papier de 160 g si vous mouillez, 120 g pour de simples feutres. Autre piste, sans eau : donner au pont une couleur de pierre — gris, ocre, brique — et réserver les couleurs vives aux quatre silhouettes, pour qu’on les repère aussitôt sur le tablier.

Le mot du parent : demandez à votre enfant qui traverse le pont, et où ces quatre-là s’en vont. Les silhouettes n’ont pas de visage, donc rien n’est décidé : c’est lui qui nomme, et il colorie ensuite des personnages qui sont devenus quelqu’un.

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